Introduction à la philosophie

 

¤le philosophe vu de l'ext: inutile, ridicule et même dangereux. (ou vu comme maître à penser). Déjà Aristophane se moque de Socrate. Servante de Thalès... Philos.assassinés ou condamnés (Socrate).

¤ Attit.philos.><attit.spontanée. Doit pas admettre évidences comme dans la nécessité de l'action. Nos sens nous trompent. Att.philos.: impose réflexion comme interm.entre moi et le monde. Att. philos.peut naître des interrog; des obstacles.

1/ Statut ambigu de la philo.

a/ indétermination de son objet:

><sciences: philo:pas objet déterminé. (Socrate parle de tt). ? balayage superficiel. Danger réduction à simple rhétorique: =sophistique.

jusqu'au XVIII: philosophes=savants. Veulent savoir encyclopédique. Aujourd'hui: impossible. Ptt peut pas renoncer philo. ==>pb. 1 alternative: connaissances insuff.pr philosopher ptt difficile de pas philosopher. =>aporie.

b/ambiguïté de son étymologie.

Sophocle: "Je ne suis pas un sophos (un savant), je suis un philosophos (un amoureux de la sagesse). ==>~modeste.ambiguïté ds trad.de sophia: savoir (vérité théorique) ou sagesse (connaissance pratique). Pour les grecs: 2 mots liés:par le savoir on est vertueux et heureux.

=doctrine de l'intellectualisme moral. La connaissance du Vrai Bien est la condition nécessaire et suffisante pr être vertueux et heureux. Le principe métaph. du vrai bien est un absolu. "Nul n'est méchant volontairement. On ne fait le mal que par ignorance."

Hypothèses: La volonté de l'homme est bonne; Il existe un bien absolu; il existe un utile permanent et universel; l'homme a accès par la connaissance à ce bien.

Conséqu.: l'intellectuel doit diriger la cité. ("La République" de Platon: philosophe roi.)

Critique: volonté perverse de l'homme? (christianisme / St Paul: Je fais le mal en conscience. St Augustin: j'ai volé des pommes parce que je savais que c'était mal); Il n'existe pas de Bien absolu; pas accès à une connaissance absolue (on est pas Dieu); lien peu évident entre morale et connaissance.

Cette critique est soutenue par Rousseau et Kant. Rousseau: "L'homme qui pense est un animal dépravé." Il faut se fier à la nature.

Seule l'intention compte (><pragmatisme). Efficacité ss importance.

Critique de cette critique: danger d'excès: hypocrisie de la casuistique: oubli de la responsabilité. Obligation de connaître et d'assumer les conséquences de ses actes. +difficile de juger des intentions. Hegel: "La morale de l'intention, c'est la morale de la belle âme."

c/ambiguïté de son enseignement.

Kant: "on n'apprend pas la philosophie, mais on n'apprend à philosopher." Pas syst.universel. pas innée. slmt imposer rigueur ds démonstration, raisonnement et imposer de définir les termes. ><dogmes. En occid. enseigner philo~=enseigner rigueur+apporter culture philos.

2/ Analyse de l'exemple exemplaire de Socrate

Sait qu'il ne sait pas==>n'écrit pas.Cherche essence: "qu'est ce que...". Elévation vers défin.par dialectique. Ironie irrite ceux qui la subisssent (Soc.comparé à un taon). Pousse à douter pour imposer recherche.Chefs d'accus: corrompt la jeunesse et introduit de nouveaux dieux. S.fait sa propre plaidoirie (Apologie de S.) Ensuite: ("Criton") refuse de s'évader de prison.montre qu'il n'a pas peur de la mort: injustice+importante que sa vie. +veut pas désobéir. mieux vaut des lois injustes que pas de lois. "Phédon": dern.mmts de Socrate. ulyima verba: "Allez porter pour moi un coq à Esculape". Tente de vivre la philosophie.

3/ Philosophie et science.

origine commune (miracle grec du VIè siècle av.JC). Apparition de penseurs notamment en Ionie. Cherchent expl.rationnelle, causes du monde. Thalès, Anaximandre, Anaxagore, Parménide... Lumières st encore doubles. Savants et philos. pt commun: étonnement, recherche+utilise raison. Diff.: doct.philos.suppose implication perso. Alors que th.scientif. acceptée par tous. observation.

Méth.diff. Le cheminement scientif.:analyse phénom.matériel observable. mesure. Cherchent même nature pour comparaison avec outils de mesure. phénomènes réduits à des quantités mesurables. Lois: relations constantes et nécessaire entre plusieurs phénomène. ==>prévision possible. Ordre présupposé de la nature.=déterminisme: les mêmes causes engendrent les mêmes effets. Prog.de l'hist.des sciences: le résultat vaut ce que valait la méthode donc progresse avec les inst. de mesure. Rectif.permanente d'erreurs.

R> pourquoi les math régissent elles le monde? Einstein: "il est incompréhensible que le monde soit compréhensible." Pr Platon il faut étudier science avt philo. fronton Académie: "Que nul n'entre ici s'il n'est géomètre."

Descartes (Méditations métaphysiques)

cherche base solide pour appuyer démarche scientifique veut dépasser scepticisme de Montaigne.pb: le monde est il écrit en langage mathématiques? ==>choisit doute systématique. remet en cause ses perceptions (l'ont déjà trompé. ex:rêves). Certaines vérités résistent (2+2=4). Les remet aussi en cause (sa raison l'a déjà trompé. il pourrait exister un malin génie) Mais intuition indubitable:"Cogito ergo sum": il est davantage conscient d'exister par sa pensée que par son être. A cet instant: idéaliste (cf Berkeley): on ne sait pas ce qu'est la matière. Contact slmt avec idées. ==> solipsisme: seul en soi même: 1seule certitude, sa conscience. Descartes inaugure la philo. du sujet: autonomie de la raison, subjectivité.(>< cosmos grc: général). Veut maintenant démontrer existence de Dieu pour prouver qu'il n'existe pas de malin génie.

3 preuves: Preuve cosmologique. (comme St Thomas d'Aquin):ordre ds monde matériel. Or pas d'effets sans causes. Et cause a nécessairement au moins autant d'ordre que l'effet. donc créateur nécessaire, intelligence originelle. Preuve ontologique (par l'être; St Anselme). Idée d'un Dieu parfait or si parfait: toutes qualités dont l'existence. Ainsi idée==>existence. +autre preuve: idée de perfection. Or l'homme imparfait n'a pu concevoir ce concept supérieur à lui même donc idée innée mise en moi par être parfait.

==>pr Descartes: "On ne peut être athée et géomètre".

Critique de Pascal:(janséniste) "Descartes a été inutile et incertain. Il a put-être démontré l'exist.du Dieu des philosophes mais ça ne cachera pas au coeur du fidèle le dieu d'amour d'Abraham, Isaac et Jacob." Pr Pascal la foi suffit. Démonst.vaine car preuves relatives à logique humaine. Pascal rationnaliste en sciences (révolutionnaire: exist.du vide, variation de pression atm.av altitude...) mais pas ici. "Agenouillez vous, abêtissez vous et priez." Alors que "Les savants d'autrefois étaient des enfants par rapport à nous".

4/ Philo et religion:

Ressembl: recherchent vérités spirituelles. Diff. la philo s'en tient à la raison; confiance en la raison. La relig. compte sur la foi. (fidèle. confiance. ouverture à transcendance; humilie sa raison.) plus que sur la raison (cosmologie...). Pr St thomas d'Aquin la philo sert la foi. Pr Hegel la relig.voit de manière sensible les pb philos.

"Les sagesses orientales" Bouddhisme, confucianisme, taoïsme. (Lao Tseu). Pr religions du livre: Dieu créateur ex nihilo. Dieu transcendant. Chez Grecs: chaos avt cosmos. (esp.préexistant). Bouddhisme a rituels donc: religion. mais pas Dieu donc philos.

Les relig.occid. expl.peut-être essor occid.: distinction matière, esprit. âme, nature. l'homme peut utiliser la nature au mieux, comme outil. Pr sagesses orientales: intégré. cherchent un nirvana: état neutre, sans trouble. Se fondre dans l'univers. (ãtaraxie grecque: absence de trouble; idéal stoïcien). Philos.orientale contemplative, immanence sacrée. Occid: individual. l'homme a une place particulière.

Kant: En métaphysique il faut substituer la croyance au savoir.

I/ la métaph.n'est pas une science: progrès ds science. Alors que syst.philosophiques remis en cause en dépit de leur logique. Expl.: 1./ la raison délire au delà des bords de l'exprérience. ==>antinomies. On peut rouver une chose et son contraire. 2/. Pas connaiss.de l'absolu, pas d'intuition métaph.

Notre entendement est structuré par des catégories logiques. Notre perception du monde n'st que la proj. de ces catég. logiques. La logique du monde n'est peut-être pas la nôtre. Relation entre sujet qui connaît et objet qui est connu.

Le monde comme nous le percevons est le monde phénoménal.; il n'est pas illusoire, il est le même pour tous; la science peut l'expl. mais c'est une vérité à échelle humaine et la seule que nous puissions concevoir. ><monde nouménal: monde tel que Dieu, s'il existe, le voit.. Sens du temps, de l'espace? ==> Il faut renoncer à la connaissance métaphysique.

II/ la métaphysique est une croyance. Dans tous les pays et civilisations il y a exigence morale. Pourtant celle-ci impose des contraintes, ne rend pas heureux, n'apporte rien. Ptt existe tjs. Pourquoi? Aucune expl. dans monde phénoménal.==>exist.monde nouménal. Il est raisonnnable d'y croire sinon ???. Sur tombe de Kant: "Il y a 2 seules choses qui provoquent en moi l'émerveillement: le ciel étoilé au dessus de moi même et l'exigence morale en moi."

Comte: La métaph. n'est qu'une illusion

XIX. Français, scientiste. Positiviste.(cas partic.du scientisme)

==>croyance dans la science donc déjà paradoxe: pas preuve scientif.

La loi des 3 Ages. persuadé qu'il y a eu un progrès de la science. Philos.de l'hist.: l'hist.a un sens.

Enfance: peuples primitifs; âge théologique (anthropomorphisme, magie, superstit.). Adolescence: Age métaphysique (M-âge; refait la monde en parole. découvre le langage avec émerveillement. gds mots . concepts abstaits. baptise les problèmes.). Adulte: âge positif: sciences uniquement. Enfant et adol.:pourquoi? Adulte: comment. mécanismes. relation pour prévoir et agir But: être efficace.

Critique: Certes apparition tardive des sciences (XVIè.s) et pdt lgtps: tt religieux. Ptt: ex: Pascal: Métaphysicien et positif. Les deux sont compatibles. On peut être scientifique et croyant. Il n'est pas question de progrès. slmt de trois choses différentes. La question du "comment" est en effet insuffisante...

5. Philosophie et art.

A première vue les points communs sont peu nombreux. L'oeuvre d'art est concrète, unique: on ne peut dire qu'une oeuvre d'art est "vraie." (par rapport à quoi le serait-elle?). A l'inverse le philosophe recherche la vérité, une vérité générale et universelle.

Les perceptions de l'art et de la philosophie sont elles aussi différentes: l'art est appréhendé par les sens; ils procurent un plaisir esthétique. La philosophie, elle, présente des textes rudes, difficiles d'accès. Kant lui-même se plaint d'écrire très mal. Mais le philosophe ne vise pas à la qualité littéraire excepté peut-être Bergson et Nietzsche qui se méfient de la raison: pour eux l'art exprime davantage que la raison, le style est révélateur du fond). Descartes ou Spinoza, de leur côté, cherchent à atteindre une rigueur aussi grande que possible: ils tentent d'écrire leurs traités de philosophie comme Euclide ses démonstrations: à partir de propositions, d'axiomes.

Des points communs apparaissent pourtant: le philosophe s'exprime, s'engage. Comme l'artiste, il mène une quète.

Nietzsche: "Il faut faire de sa vie une oeuvre d'art": Nietzsche juge chaque philosophie en fonction du bonheur qu'à eu le philosophie en la rédigeant. Attention cependant: cette affirmation est dangereuse: le beau semble indiquer la santé, mais il ne montre pas la vérité. Hitler, ainsi, affirme s'inspirer de Nietzsche: les forts doivent l'emporter; il se méfie de la pitié. (Nietzsche mourra fou; durant les dix dernières années de sa vie, sa soeur, qui épouse un futur nazi, essaiera de faire de son frêre l'idéologue du nazisme. En fait, si Nietzsche vante le fort; il définit celui-ci comme celui peut se dépasser lui-même, non comme celui qui écrase autrui). Il est dangereux de vouloir transformer la philosophie en art. Ainsi Nietzsche, qui se plaisait à écrire sous forme d'aphorismes, donnait de cette manière à sa philosophie un caractère excessif qui a eu des conséquences graves.

L'art transformé en philosophie? De nombreux artistes sont à l'origine d'un art conceptuel. Citons Yves Klein, minimaliste, qui a par exemple représenté un tableau bleu. En cela il cherche un absolu. Mais est-ce encore vraiment de l'art? Dans les années 80 on est allé jusqu'à présenter des concerts silencieux... L'artiste ne doit pas n'être qu'un intellectuel: il est aussi un artisan. Il doit modeler la matière, émouvoir. Proust écrit à ce titre: "C'est une faute de mauvais goût de laisser sur l'ouvrage la marque de son idée."

Remarquons que l'art est art même s'il ment: la vérité n'est pas son fait. Ainsi l'Odalisque d'Ingres a des vertèbres lombaires en surnombres. De même l'emploi des couleurs chaudes ou sombres simule la profondeur (les couleurs chaudes rapprochent). Enfin l'artiste exprime le monde tel qu'il le ressent, pas nécessairement tel qu'il est objectivement. Le plus important est dans sa subjectivité.

Pour Hegel l'art est inférieur à la philosophie: lorsque la philosophie et la science auront suffisamment de concepts, l'art, plus confus et énigmatique, sera inutile.

Conclusion.

La philosophie consiste en une réflexion sur les fondements, en une attitude de distance critique devant la vie. Et toute réponse y amène une nouvelle question... Les rapports sont nombreux entre philosophie, art, science, religion. L'homme a besoin de la présence de ces différentes formes de culture. Elles sont essentielles (mais pas nécessaires, en toute rigueur: il faut se libérer des besoins vitaux pour pouvoir philosopher). Mais une vie pleinement humaine cherche dans la réflexion à trouver un sens à l'histoire des hommes et à sa propre vie... Cette attitude face à la philosophie est également liée à l'évolution de notre attitude face à la science: on croît aujourd'hui beaucoup moins en elle qu'à l'époque d'A.Comte. Elle offre des possibilités matérielles, non des possibilités morales. La vie humaine, en outre, ne peut être réduite à l'utilitarisme. Enfin la science ne peut s'autofonder. Exit donc la science. Qu'en est-il de la religion? Sans la philosophie, elle est tout aussi dangereuse que la science. Le fanatisme et l'intégrisme sont en effet à éviter.

La philosophie elle-même doit rejeter tout dogme: il n'existe pas une philosophie mais des doctrines philosophiques. A son époque chaque philosophie représente un effort de synthèse mais l'esprit critique demeure nécessaire. Il faut penser par soi-même, avec l'inspiration du passé. (cf Montaigne: on "butine" mais c'est pour produire son propre miel). La philosophie amène à découvrir d'autres perspectives, à se décentrer, pour en venir à une attitude plus lucide...

Vocabulaire:

sophistes: sceptiques: pas de vérité absolue selon eux. (><Platon, Socrate)

aporie: embarras

casuistique: relativité des principes de la Loi au cas par cas. (excès jésuite critiqué par Pascal dans les Provinciales).

un zététique: sceptique grec. (philosophe "chercheur")

déterminisme: Dans les mêmes conditions les mêmes causes engendrent les mêmes effets.

solipsisme: seul en soi même: 1seule certitude, sa conscience (cons. de l'idéalisme)

rationalisme: Seule la raison peut nous faire accéder à la vérité.

ataraxie: idéal stoïcien, absence de trouble.

scientisme:la science a le monopole de la vérité. Elle pourra résoudre tous les pb humains ds ts domaines.

rhétorique: art du discours

Sophisme: raisonnement qui n'a que l'apparence de la logique. >< syllogisme. Ecole sophiste: école philos. athénienne contre laquelle luttaient Soc.et Platon: le langage ne devait servir selon ces derniers qu'à rechercher la vérité. Alors que les sophistes l'utilisaient comme arme.

scepticisme: philosophie qui nie toute vérité absolue.

Définition: le genre plus la différence spécifique (Aristote).

Allégorie: figuration concrète d'une idée abstraite.

Pensée (pour Platon): dialogue silencieux de l'âme avec elle-même.

Pragmatisme: on considère comme vrai ce qui est le plus pratique, le plus efficace. (suppose scepticisme)

Ascétisme: Doctrine selon laquelle on purifie l'âme, on la développe, par une vie frugale et austère. (cf ascèse, ascète).

Idéalisme: nous ne sommes en contact qu'avec les représentations mentales que nous avons de la réalité. le contact avec la matière n'existe pas. (Berkeley)

Paralogisme: sophisme mais sans intention de tromper.